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Gaspillage alimentaire : quelles sont les vraies raisons ?

écrit par Marine

22 septembre 2026

    Anti gaspi

Gaspillage alimentaire : quelles sont les vraies raisons ?

Quand on pense gaspillage alimentaire, on pense tout de suite à l'assiette pas finie, au yaourt oublié au fond du frigo, aux restes qu'on n'a jamais mangés. Un réflexe presque naturel... et pourtant largement incomplet.

Car selon l'ADEME*, l’agence de la transition écologique, la consommation ne représente que 33 % du gaspillage alimentaire en France.

Les deux tiers restants se jouent bien avant, quand la nourriture n'est même pas encore arrivée dans nos cuisines : 32 % au stade de la production, 21 % pendant la transformation, et 14 % en distribution. Autrement dit, l'essentiel du gaspillage se joue à l'insu du consommateur : dans les champs, les usines et les rayons.

En France, ce sont 10 millions de tonnes* de nourriture qui sont perdues ou gaspillées chaque année.

Bonne nouvelle : si le problème commence en amont, les solutions aussi. C'est exactement là que Bene Bono agit, bien avant que le produit ait la moindre chance de finir à la poubelle.

La surproduction : une récolte trop généreuse

Un été trop clément, une pluie au bon moment, et voilà toute une parcelle qui mûrit en même temps. Belle nouvelle pour la nature, casse-tête pour les agriculteurs : difficile d'écouler d'un coup ce que la terre a donné en trop.

Et ce n'est pas qu'une histoire de champs. Côté usine, une nouvelle recette se lance rarement en petite quantité : les lignes de production tournent par milliers d'unités. Si les premières commandes des magasins ne suivent pas tout de suite, une partie du lot se retrouve sans acheteur, alors qu'il n'a rien à se reprocher

Dans les deux cas, le produit est nickel. C'est juste le calendrier (météo, commandes, cadence industrielle) qui n'a pas fait les choses dans l'ordre.

Chez Bene Bono, on achète ces surplus directement à nos producteurs et fabricants partenaires, pour leur offrir un débouché plutôt qu'une benne.

Le calibrage esthétique : trop moche pour les rayons

Une orange, ça se mesure. Vraiment : la loi impose un diamètre minimum de 53 mm, mais le commerce classique est bien plus sélectif et ne retient que les calibres de 64 à 76 mm, pile le format des machines à jus, ou de 77 à 92 mm. Trop petite, trop grosse ? Recalée, malgré un goût en tout point identique à sa voisine parfaitement calibrée.

Patate douce filiforme, betterave XXL, concombre qui a pris un virage serré... ces légumes ont un point commun : ils sont écartés pour des raisons purement visuelles, jamais pour leur qualité. Et pourtant, leur générosité (ou leur petite originalité) ne change rien à leur valeur nutritive.

courgette tordue Orange tachée carotte tordue

On les appelle "fruits et légumes moches". Chez Bene Bono, on préfère dire : uniques, et on fait le choix de vous les proposer !

Les dates courtes : encore bons, déjà écartés

Voici l'une des injustices les plus fréquentes du gaspillage alimentaire : une date qui approche, et un produit qui disparaît des rayons alors qu'il a encore de belles semaines devant lui.

La DLC, la vraie limite à ne pas dépasser

La DLC ("à consommer jusqu'au") concerne les produits fragiles : viande, poisson, produits laitiers frais. Elle a une vraie raison d'être : passé cette date, il y a un risque réel pour la santé. Sur ce point, on ne transige pas.

La DDM, une date de préférence, pas un couperet

La DDM ("à consommer de préférence avant le") concerne la majorité des produits secs : pâtes, conserves, biscuits, boissons. Elle indique une date à partir de laquelle le produit peut perdre un peu de croustillant ou de peps gustatif, mais reste parfaitement sain. Rien à voir avec un danger.

Résultat : chaque année, des tonnes de produits encore très bons finissent jetés parce qu'une date "de confort" a été dépassée de quelques jours.

Chez Bene Bono, on préfère se fier au bon sens : on récupère ces produits avant qu'ils ne soient écartés, et on vous laisse juger par vous-même (spoiler : c'est toujours aussi bon).

Défauts de packaging et d'étiquetage : l'habit ne fait pas le produit

Un nouveau design sort, et l'ancien emballage n'a plus sa place en rayon, même si ce qu'il y a dedans n'a pas changé d'un poil.

Une édition limitée imprimée en trop grand nombre, une boîte cabossée pendant le transport, un packaging en langue étrangère : il suffit d'un détail purement visuel pour qu'un produit devienne invendable aux yeux de la grande distribution.

Même logique du côté de l'étiquette : une mention manquante, et c'est tout un lot qui est écarté des circuits classiques. Le contenu, lui, n'a rien à se reprocher.

C'est là que Bene Bono s'invite : on ouvre la porte à ces produits que seul leur emballage dessert, et on vous laisse juger le contenu, pas l'habit.

Le déstockage : une fin de série, pas une fin de vie

Une gamme qui s'arrête, un produit de niche qui ne sera plus jamais fabriqué : quand un fabricant tourne la page sur une référence, les stocks restants n'ont soudain plus d'avenir commercial. Pourtant, ils sont toujours aussi bons.

C'est peut-être la raison la plus injuste de toutes : le produit n'a pas de défaut, il n'a juste plus de suite. Chez Bene Bono, on récupère ces dernières pépites avant qu'elles ne disparaissent pour de bon des rayons, une dernière chance, pour un produit qui le mérite encore.

La création Bene Bono : rien ne se perd, tout se réinvente

Certains produits, eux, n'arriveront jamais en rayon, quelle que soit la raison : des noix cassées, des fruits trop mûrs, une tablette de chocolat légèrement rayée ou cassée en sortie de chaîne. Rien de grave, mais assez pour que la grande distribution n'en veuille pas.

Alors on a une autre idée : on les récupère directement chez nos fabricants partenaires, et on leur offre une deuxième vie sous notre propre marque : tels quels, ou cuisinés dans des recettes pensées pour l'occasion. Parce que parfois, la meilleure façon de sauver un produit, c'est tout simplement d'en imaginer un nouveau.

purées de pommes oubliées Noix d'Amazonie cassées sauce courgettes tordues

En bref

Le gaspillage alimentaire n'est jamais qu'une seule chose. C'est une accumulation de petits mécanismes :

  • une récolte trop belle
  • des fruits et légumes qui ne correspondent pas aux calibres de la grande distribution
  • des dates de consommation mal comprises
  • un emballage qui change
  • une gamme qui s'arrête

Aucun de ces produits n'a de défaut. Ils ont juste croisé, au mauvais moment, une règle qui n'était pas faite pour eux.

C'est exactement ce qu'on fait depuis 2020 : on va chercher ces bons produits là où personne d'autre ne les regarde. Résultat, à ce jour :

  • 10 000 tonnes sauvées
  • 350 agriculteurs bio et 150 fabricants soutenus

Envie de voir à quoi ressemble un monde où rien de bon ne se perd ? Votre prochain arrivage anti-gaspi vous attend.

Sources et données

Les chiffres et informations présentés dans cet article proviennent de sources publiques et d’organismes de référence :

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