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La COP28 pour les nuls

Marion Gaulin (Nouvelle Empreinte)

05 décembre 2023

La COP28 arrive à grands pas et on en parle un peu, beaucoup… Pas beaucoup finalement. Et pourtant une COP, c’est l’évènement qui réunit la plupart des États du monde entier afin de discuter du changement climatique. C’est n’est pas rien.

Bene Bono m’a donc prêté sa plume pour vous décortiquer le sujet, c’est parti !

COP 28

C’est quoi une COP ?

La Conférence des Parties (COP) est une réunion annuelle entre 196 États (195 pays + l'Union européenne) pour fixer les objectifs climatiques mondiaux et tenter d’apporter des solutions à l’échelle internationale.

Cette année, la COP28 se déroulera du 30 novembre au 12 décembre 2023 à Dubaï.

Pourquoi COP28 et pas COP23 vu que c’est tous les ans ?

Les Conférences des parties (COP) sont convoquées chaque année depuis 1995. Ce sera donc la 28ᵉ COP.

À chaque COP, de grands engagements sont donc actés à l’unanimité. On vous laisse imaginer la difficulté de mettre d’accord plus de 190 pays totalement inégaux en termes de sensibilisation, de richesses et surtout d’impacts liés au réchauffement climatique.

Quelques exemples d’accords actés lors des COP précédentes

  • COP21 : l’Accord de Paris vise à maintenir l'augmentation de la température moyenne mondiale en dessous de 2°C par rapport à la période préindustrielle et à poursuivre les actions menées pour limiter l'élévation des températures à 1,5°C d'ici à 2100.

  • COP26 : 120 pays, représentant environ 90 % des forêts du monde, se sont engagés à stopper et à inverser la déforestation d'ici à 2030.

  • COP27 : la création d’un mécanisme de financement des “pertes et préjudices” pour les pays les plus vulnérables face au réchauffement climatique. Une décision historique faisant référence à la justice climatique : le changement climatique renforce la fracture entre pays riches et pays en développement. Au nord, des pays riches historiquement responsables des émissions de gaz à effet de serre. Au sud, des pays bien plus vulnérables, moins responsables des dégâts qu’ils subissent et disposant de moyens financiers et techniques plus faibles pour faire face à la crise climatique. En clair, ce fonds consiste à payer les dégâts irréversibles causés par les pays du Nord dans les pays les plus vulnérables.

On va bosser sur quoi lors de la COP28 ?

On a déjà quelques éléments des discussions et négociations qui seront abordées :

  • Un premier “Bilan Mondial” 8 ans après l’Accord de Paris de la COP21, dont l’objectif était de limiter le réchauffement climatique à +1,5 °C d'ici à 2100, c’est l’heure du bilan. Bon, on se doute que le bilan ne sera pas des plus positifs du fait que notre trajectoire actuelle ne nous permet pas de respecter les objectifs de l’Accord de Paris. Les États devront donc revoir à la hausse leurs mesures en termes d’atténuation et d’adaptation, notamment avec l’objectif d’adopter un “cadre pour l’adaptation”. Visuels NL COP28_V02_Plan de travail 1.jpg

  • Progresser sur le fonds pour les pertes et dommages créé à la COP27. Suite à cette décision historique lors de la COP27, la COP28 doit acter sur sa mise en œuvre opérationnelle : 300 milliards de dollars annuels ont été proposés. Les pays sont donc invités à intensifier leurs efforts afin de mobiliser des financements.

  • Sortir des énergies fossiles d'ici à 2050. Pour se donner une chance de rester sous la barre des +1,5°C, les États doivent adopter dès maintenant l’arrêt de l’exploitation des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) d'ici à 2050 au plus tard. La question n’est donc plus de savoir s’il faut oui ou non sortir des énergies fossiles, mais quand et comment.

Cette sortie devra être équitable, ce qui signifie que ce sera aux pays les plus responsables du changement climatique et en capacité d’agir de sortir des énergies fossiles les premiers et de soutenir financièrement la transition des pays du Sud.

Comment en sortir ? Tripler la capacité de production des énergies renouvelables d'ici à 2030, organiser la sobriété ET l’efficacité énergétique et la suppression progressive des subventions aux combustibles fossiles.

Good COP ou bad COP ?

Elle n’a pas encore débuté que la COP28 est déjà très critiquée et malgré des objectifs annoncés, on ne sait pas trop à quoi s’attendre. Pour mieux comprendre, décortiquons les quelques red flags tout en ouvrant le débat (on va te faire un peu réfléchir !)

N°1 La COP28 sera présidée par Sultan Al Jaber

Sultan Al Jaber est ministre de l'Industrie des Émirats Arabes Unis et PDG de la compagnie pétrolière nationale d'Abu Dhabi.

Visuels NL COP28_V02-02.jpg

”La suppression progressive des combustibles fossiles est inévitable et essentielle – cela va se produire. Ce que j'essaie de dire, c'est qu'on ne peut pas débrancher le monde du système énergétique actuel avant de construire le nouveau système énergétique. Les transitions ne se font pas du jour au lendemain, la transition prend du temps.” - Sultan Al Jaber

N°2 La COP28 se déroule à Dubaï

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“On ne peut pas organiser de COP qu’entre pays vertueux, il est indispensable de convoquer les pays producteurs d’énergies fossiles à la table des négociations pour faire avancer les choses plus rapidement.” - François Gemenne, spécialiste des questions environnementales et climatiques.

N°3 La présence de lobbies

Quand il s’agit de protéger ses intérêts, les lobbies ne sont donc jamais très loin. L’année dernière, les lobbyistes étaient venus plus nombreux que les représentants des 10 pays les plus affectés par le changement climatique. Visuels NL COP28_V02-06.jpg

Alors, ça s’annonce plutôt “good” ou “bad” cette COP à ton avis ?

Pour aller plus loin :

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